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La dot chez les Bamilékés (Ouest-Cameroun) par Alain Soh

11042012

La dot est un bien que la femme reçoit en se mariant. Chez nous les Bamiléké, c’est une cérémonie spéciale avant le mariage.

 Tout commence lorsque le fiancé présente la fiancée aux parents et en présence des fiancés, les deux familles se fixent une date pour la dot. Le jour de la dot, le fiancé et sa famille se rendent chez la fiancée. Après les préparatifs les invités s’installent et la cérémonie débute. Le père de la fiancée demande :

-         Que venez-vous faire ici ?

Et un porte-parole du marié répond :

-         Nous avons faim et nous venons chercher un rejeton de bananier que nous pouvons planter  et entretenir.

-         Nous n’avons pas de rejeton de bananier.

-         Nous venons chercher quelqu’un qui puisse nous préparer à manger

-         La personne n’est pas ici, dit le père de la fille.

-         Nous savons que celle que nous cherchons est ici.

-         Allez voir si la personne qu’ils cherchent est dans la maison.

 Le père de la mariée envoie une fille. Elle part et revient avec une jeune fille, mais pas celle qu’ils cherchent.

-         C’est elle que vous voulez ?

-         Non.

L’envoyée ramène la fille derrière et revient seule.

-         Où est-elle ? demande le porte-parole.

-         La voiture n’a plus d’essence, dit la fille.

-         Il faut de l’essence dans la  voiture, dit son père.

 La famille du fiancé donne alors une enveloppe pour l’essence et elle revient bredouille et dit que la voiture s’est embourbée et il faut pousser. La famille donne encore une enveloppe et elle revient avec une autre fille, mais pas la bonne.

-         Voilà celle que vous cherchez, dit le père

-         Ce n’est pas elle.

 Et il donne le  nom de celle qu’ils cherchent. Le père l’envoie chercher.

-         Il faut ajouter l’essence.

 La famille avance et donne une enveloppe à plusieurs reprises pour mettre le carburant ou pousser une voiture embourbée dans la maison. Enfin, la fiancée apparaît sous les ovations de l’assistance. Les parents des deux côtés se retirent et vont s’entretenir à huis clos. Après la musique se fait entendre, on mange, on boit, et on danse. C’est la fête. Enfin tout se termine bien et les deux parties se séparent dans la joie.

 




Rites de passage

11042012

Exposition rites de passage au Lycée Fernand Léger

11042012

Découvrez la première exposition réalisée en partenariat par le LTDK et le Lycée Fernand Léger !

Cette exposition est la première à avoir été élaborée grâce à notre partenariat international avec le Lycée Technologique de Douala Koumassi (LTDK) au Cameroun. A la fin de l’année 2011, deux enseignantes de Lettres du LTDK, Mmes KOMPE et TITCHO, nous ont fait parvenir des productions d’élèves sur la dot, ainsi que les rites de veuvage et de succession dans l’Ouest du Cameroun. Nous avons décidé de faire de ces textes des objets d’étude pour la Classe d’Accueil 2011-2012, qui introduiraient une recherche sur les rites de passage en France et dans les différents pays des élèves.

 Le concept de rite de passage a été élaboré par un ethnologue français, Arnold Van Gennep, au début du XXème siècle. Il a classé les rites selon le déroulement de la vie humaine : naissance et enfance, rites d’initiation, fiançailles et mariage, funérailles. A l’issue de ces rites, la personne accède à un nouvel état social. Ce concept lui a permis d’interpréter un grand nombre de faits cérémoniels. Dans le cadre de l’exposition, nous n’avons travaillé que sur la grossesse, la naissance, le mariage et le décès.

 Cette année, les élèves participants (tant de la classe d’accueil que du Cameroun) sont issus de pays marqués par les religions monothéistes : Christianisme et Islam. Les traditions religieuses jouent un rôle déterminant dans les moments solennels marqués par les rites de passages. A une époque où l’intolérance se fait souvent entendre, notre étude a donc été l’occasion de comparer ces traditions afin de mettre en avant les valeurs communes de ces religions. C’est sous cet angle que nous avons parfois pris le parti d’élargir la réflexion à la religion juive, troisième grand monothéisme.

L’exposition présente donc, de façon tout à fait non exhaustive, un certain nombre de croyances et traditions liées aux rites de passage dans diverses régions du monde. Par delà l’apparente diversité, voire le franc exotisme que revêtent certaines pratiques à nos yeux, n’est-il pas possible de chercher à approcher l’universel humain en s’interrogeant sur les valeurs et préoccupations communes sous-tendant les différents rites?

Voici quelques contributions en ligne. Elèves du LTDK ou de Fernand Léger, n’hésitez pas à demander le texte complet à vos enseignants.

Naître : choisir un prénom (Classe d’Accueil 2011-2012, Ivry)

Se marier : la dot chez les Bamilékés (Alain Soh)

Décéder : préparer le défunt (Classe d’Accueil 2011-2012, Ivry)

Les rites de veuvage chez les Abô de Grand Souza Thomas Mpako-Eyango, 1G, LTDK

 

 







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