Le Journal de l’atelier d’écriture de la mission 2013… ENFIN ! ;)

29062014

Tout vient à point à qui sait attendre : voici enfin le Journal de l’ atelier d’écriture franco-camerounais réalisé lors de la mission 2013 : Des échanges, des regards. Vous retrouverez les textes sur lesquels élèves camerounais et français avaient travaillé durant ces jours de rencontres mémorables. BONNE LECTURE !




Héros nationaux, messages universels

21052014

Qu’est-ce que l’héroïsme ? Les héros d’ici et d’ailleurs, d’aujourd’hui et d’hier, véhiculent-ils les mêmes valeurs ? C’est ce que nous nous sommes demandé avec la Classe d’Accueil 2012-2013. Les élèves ont partagé entre eux les portraits hauts en couleurs de leurs héros nationaux, d’Afrique en Asie, d’Europe en Amérique. Nous avons également échangé des textes avec nos partenaires camerounais.

Ruben Um Nyobe, héros de l'indépendance du Cameroun

Ruben Um Nyobé, héros de l’indépendance camerounaise

Nous avons ainsi découvert que l’homme le plus riche de l’humanité était africain. Qu’un texte précurseur de la déclaration des droits de l’homme a été rédigé au Mali au XIIIème siècle. Nous avons revécu l’aventure d’Haïti, première République noire indépendante au début du XIXème siècle. Mais aussi que, de Lounes Matoub en Algérie à Begum Roquia au Bangladesh, en passant par Yeghishe Charents en Arménie, bien des héros étaient des écrivains, des poètes qui se servaient de leur plume comme d’un levier pour bouger le monde.

Begum_Rokeya

Begum Roquia a lutté pour la cause des femmes et de l’éducation pour tous

               au Bangladesh au début du XXè siècle

Ce sont ces histoires magnifiques que nous vous invitons à revivre dans le recueil de texte héros nationaux, messages universels. Nous partagerons aussi avec vous un bouquet de poésies écrites par ces héros, qui entrent en résonance et chantent le chant de l’humanité. 




Mission 2013 au Cameroun : des moments inoubliables

16032013

Nous étions douze intervenants du Lycée Fernand Léger à nous rendre au LTDK cette année du 1er au 10 mars : Mme Dazin, Proviseur, Mme Ravaux, CPE, M. Liégeon, chef des travaux et coordonnateur du partenariat depuis ses débuts, MM. Gris et Gomes, enseignants en mécanique automobile eux aussi très engagés depuis de nombreuses années dans le transfert des compétences technologiques. Mmes Idouahmane et Kanouté, professeurs de Lettres-histoire, et Mme Schultz, professeur d’anglais, représentaient le volet culturel de l’échange. Enfin, quatre élèves (trois de BTS1 et un de Mention Complémentaire) nous accompagnaient : ils avaient participé à la réalisation des maquettes techniques avec leurs professeurs et ça a été pour eux l’occasion d’un échange humain et de découvertes qui les marquera à vie.

La mission 2013 en quelques photos :

Mission 2013 au Cameroun : des moments inoubliables dans LTDK chute-de-la-lobe1

A l’arrivée : week-end de détente et de découverte à Kribi. Ici, les chutes de la Lobé.

la-mecanique-cest-le-developpement dans Missions LTDK-F. Léger

Vue du LTDK

 

atelier-decriture1

Atelier d’écriture : élèves français et camerounais réalisent ensemble le questionnaire de Proust pour apprendre à mieux se connaître avant de se lancer dans la rédaction du Journal de la Mission 2013

atelier-decriture-2

L’atelier d’écriture : les élèves se sont répartis en groupe. Celui-ci travaille sur le thème : Une journée d’élève à Koumassi et à Ivry, sous forme de BD.

Venez découvrir le Journal de l’ atelier d’écriture franco-camerounais  : Des échanges, des regards.!!!

 sport1

Journée d’échanges sportifs entre élèves et enseignants des deux lycées

spectacle-danse

Sur le thème de la Journée de la Femme, très célébrée le 8 mars au Cameroun, élèves et professeurs nous ont gratifiés d’un spectacle de clôture mémorable. Félicitations à tous !

journee-de-la-femme

Les dames aux couleurs de la Journée de la Femme : au Cameroun un pagne est édité spécialement pour cette occasion et c’est l’occasion de porter une tenue neuve pour la fête.

La mission a été aussi l’occasion d’échanges pédagogiques entre les équipes de Lettres, histoire-géographie et anglais et d’interventions dans les cours comme le prouve l’article suivant…

 




La dot chez les Bamilékés (Ouest-Cameroun) par Alain Soh

11042012

La dot est un bien que la femme reçoit en se mariant. Chez nous les Bamiléké, c’est une cérémonie spéciale avant le mariage.

 Tout commence lorsque le fiancé présente la fiancée aux parents et en présence des fiancés, les deux familles se fixent une date pour la dot. Le jour de la dot, le fiancé et sa famille se rendent chez la fiancée. Après les préparatifs les invités s’installent et la cérémonie débute. Le père de la fiancée demande :

-         Que venez-vous faire ici ?

Et un porte-parole du marié répond :

-         Nous avons faim et nous venons chercher un rejeton de bananier que nous pouvons planter  et entretenir.

-         Nous n’avons pas de rejeton de bananier.

-         Nous venons chercher quelqu’un qui puisse nous préparer à manger

-         La personne n’est pas ici, dit le père de la fille.

-         Nous savons que celle que nous cherchons est ici.

-         Allez voir si la personne qu’ils cherchent est dans la maison.

 Le père de la mariée envoie une fille. Elle part et revient avec une jeune fille, mais pas celle qu’ils cherchent.

-         C’est elle que vous voulez ?

-         Non.

L’envoyée ramène la fille derrière et revient seule.

-         Où est-elle ? demande le porte-parole.

-         La voiture n’a plus d’essence, dit la fille.

-         Il faut de l’essence dans la  voiture, dit son père.

 La famille du fiancé donne alors une enveloppe pour l’essence et elle revient bredouille et dit que la voiture s’est embourbée et il faut pousser. La famille donne encore une enveloppe et elle revient avec une autre fille, mais pas la bonne.

-         Voilà celle que vous cherchez, dit le père

-         Ce n’est pas elle.

 Et il donne le  nom de celle qu’ils cherchent. Le père l’envoie chercher.

-         Il faut ajouter l’essence.

 La famille avance et donne une enveloppe à plusieurs reprises pour mettre le carburant ou pousser une voiture embourbée dans la maison. Enfin, la fiancée apparaît sous les ovations de l’assistance. Les parents des deux côtés se retirent et vont s’entretenir à huis clos. Après la musique se fait entendre, on mange, on boit, et on danse. C’est la fête. Enfin tout se termine bien et les deux parties se séparent dans la joie.

 




LES RITES DE VEUVAGE CHEZ LES ABÔ DE GRAND SOUZA

11042012

LITTORAL – CAMEROUN – Thomas MPACKO EYANGO, 1ère G23, LTDK

 

            Dans la coutume Abo, lorsqu’une femme perd son mari, elle doit faire la cuisson du haricot-coutumier qu’elle devra ensuite piler dans un mortier, mélangé à l’huile de palme qu’elle va manger avec les femmes de sa belle-famille.

Trois jours après l’enterrement du défunt

          La veuve reste enfermée dans sa chambre tous les jours pendant un certain temps. Lorsqu’elle sort pour un besoin quelconque, celle-ci se fait accompagner d’une femme de sa belle famille qui est chargée de la garder ; il lui est strictement interdit de rester assise dehors pour quoi ce soit. Elle ne doit pas travailler durant la période qui s’écoule entre l’enterrement et l’attente de la neuvaine.

Le neuvième jour après l’enterrement du défunt

         Dès quatre heures du matin, celle-ci se rend à la rivière (choisie par sa belle famille) avec  des membres de sa famille, belle-famille, amis et connaissances et toute personne désirant y aller. Une fois à la rivière, la veuve entre dans l’eau avec certaines femmes (elle ne devra pas se vêtir). On lui remet ensuite un panier avec lequel elle va devoir pêcher les poissons pour prouver son innocence envers  le défunt, si elle n’y arrive pas elle est considérée comme partisane au décès de son époux. Elle se lave par la suite, danse au rythme traditionnel en montrant ce qu’elle a appris de son mari, puis se fait habiller de bleu par la femme qui était chargée de la garder, et une corde  à sept nœuds lui est attachée autour des reins. Sur le chemin du retour, l’on entonne des chants de deuil ou mouvementés.  La veuve ne doit jamais marcher sans cette corde aux reins, à moins que celle-ci rencontre un homme qui la paye pour lui enlever cela.

             Elle porte ce panier rempli de feuilles de bananier et poissons qu’elle a pêchés, elle les dépose devant l’entrée de la porte puis les brûle. Elle traverse ensuite cela neuf fois pour se dégager de lueurs ou odeurs mythologiques laissées par son mari sur elle. Après cela, elle est libre et doit recommencer ses activités, en attendant la fête de souvenir, qui peut intervenir après 1 an, 5 ans ou 20 ans (cela dépend de la famille).







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